- Scarification médicale :
- Ancienne pratique médicale utilisant la scarification.La scarification à but médical est ancienne, pratiquée depuis l'antiquité, c'est surtout du XVIe siècle au XVIIIe siècle qu'elle est une pratique répandue lors des saignées superficielles.
- De nos jours, la scarification médicale a pour but de traiter des maladies de peau ou pour traiter des zones se trouvant à proximité intérieure de l'épiderme. La scarification est aussi utilisée dans certains cas de vaccination ou pour traiter des cas virulant de Rosacée.
- Scarification sociale :
La scarification en Afrique :- La scarification sociale a une origine ancienne, on la trouve couramment pratiquée en Afrique (particulièrement en Afrique de l'Ouest) où elle a remplacé le tatouage qui se distingue mal sur les peaux sombres. La scarification sociale revêt une signification particulière, rituelle de passage à l'âge adulte ou appartenance à un groupe restreint.
La scarification en Australie et Nouvelle-Guinée :- Les Aborigènes d'Australie et certaines tribus de Nouvelle-Guinée pratiquent ou ont pratiqué la scarification.
La scarification en Occident : - En Occident, cette pratique a attiré les adeptes de modification corporelle qui la nomme parfois cutting (ou burning/branding bien que dans ce cas la pratique ne soit pas véritablement une scarification). La scarification laisse volontairement des cicatrices visibles, lorsque l'aspect esthétique est au c½ur de la démarche, elle fait partie des modifications corporelles et s'apparente au tatouage, mais lorsque la douleur et la volonté de détruire s'érigent en but, elle devient une mutilation révélatrice d'un comportement pathologique.
- Cette scarification (principalement sur la partie intérieure des avant-bras) est très répandue chez certains groupes de jeunes.
Méthodes de scarification :- Dans le cadre des modifications corporelles, on distingue deux sortes de scarification : les scarifications en relief et les scarifications en creux. Les premières s'obtiennent en incisant simplement la peau, les deuxièmes en enlevant une partie de l'enveloppe superficielle de celle-ci, toutes ces blessures restant bénignes (cutting).
- Une autre méthode encore consiste à brûler superficiellement la peau (burning, ou branding). Un traitement est ensuite appliqué directement sur la scarification pour à la fois limiter les risques d'infection et empêcher les blessures de cicatriser normalement. Les motifs demeurent mystérieux.
Dangers et précautions : - La scarification consiste à causer volontairement un dommage à sa peau et n'est donc pas sans danger. Elle doit donc être pratiquée avec précaution, dans le respect de règles d'hygiène stricte.
- Les infections sont possibles, non seulement par le matériel, mais également pendant que la plaie n'est pas totalement refermée. Le matériel doit être à usage unique pour éviter de transmettre des maladies d'un individu à l'autre (comme le SIDA par exemple). De plus, la cicatrice nécessite d'être régulièrement nettoyée avec un désinfectant.
- La scarification artistique doit être faite par un professionnel averti qui a de bonnes connaissances en anatomie afin de ne pas entailler la peau trop profondément, ou de la brûler ou refroidir trop (suivant la méthode utilisée).
- Pour la méthode par brûlure, il faut impérativement porter un masque pour se protéger d'éventuelles maladies qui passeraient dans les fumées lorsque la peau brûle.
- Scarification psychologique ou "automutilation" :
- La scarification permet parfois l'expression d'une souffrance psychologique. Les personnes pratiquant cette automutilation témoignent généralement d'un mieux-être après s'être mutilé. Cela peut paraître paradoxal mais cela s'explique par le fait que des endorphines sont libérée durant la scarification, ce qui peut amener la personne à un certain bien-être, voire à une addiction à cette pratique.
- La scarification est aussi une punition infligée à soi-même qui procure certes un mieux-être dans l'immédiat, ainsi qu'une certaine addiction, mais qui enferme encore plus dans sa souffrance[